Inauguration d’une plaque en souvenir d’Ilan Halimi à l’école Yavné à Marseille

Il y a 11 ans, jour pour jour débutait le calvaire d’Ilan Halimi, enlevé et torturé parce que juif.

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Le 21 janvier 2006 débutait le calvaire d’Ilan Halimi, torturé à mort parce que juif par le « gang des barbares », plus d’une vingtaine de personnes. On le retrouvera nu, bâillonné et menotté, trois semaines plus tard, agonisant le long des voies ferrées du RER C. Il est mort lors de son transfert à l’hôpital.

Ce matin lundi 13 février, nous étions réunis dans la cour de l’école Yavné, pour apposer une plaque au pied d’un olivier à la Mémoire d’Ilan Halimi et cela, grâce à la détermination et à l’engagement d’un jeune homme, Michaël Guenoun.

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Le meurtre d’Ilan Halimi perpétré un 13 février 2006, jour de fête de Tou Bichvat, a bouleversé à jamais nos vies. Il y aura toujours un avant et un après à cet homicide barbare, comme l’a rappelé Paul Fitoussi, Directeur de l’école. Devant les élèves des classes de seconde, de 1ère et de Terminal, les élus et amis étaient venus nombreux rendre hommage au jeune vendeur parisien. Le Directeur de l’école, très ému a dit avoir toujours une pensée pour sa mère chaque année à Tou bichvat. Il regrette qu’à l’époque les Autorités françaises n’aient pas mesuré la gravité et la portée de ce crime ignoble. Il a conclu en espérant que chaque école de France pose une plaque à la mémoire d’Ilan Halimi.

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Bruno Benjamin, Président du CRIF Marseille Provence a remercié les élus de la République présents ainsi que le Grand Rabbin de Marseille Rav Ohana et le nouveau Président du Consistoire Michel Cohen-Tenoudji. S’adressant directement à « Mes chers enfants », le Président a évoqué une société française malade de sa haine anti-juive et de son antisémitisme, alors que le peuple juif ne connait ni aversion ni racisme. Il a ajouté : « Nous sommes fiers d’appartenir à ce peuple rescapé de toutes les tentatives de persécutions, un peuple dont les mots éducation et enseignement ont encore un sens ». Il espère pour le futur un monde meilleur où la fraternité ne serait pas qu’un simple mot gravé au fronton des mairies.

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Michel Cohen-Tenoudji, Président du Consistoire Israélite de Marseille, dont c’était la première sortie officielle, a insisté sur l’aspect antisémite de cet assassinat crapuleux, perpétré par des barbares et son chef du nom de Fofana. Il a rappelé que durant son procès, lorsqu’on a demandé à Fofana de décliner son nom et sa date de naissance celui-ci a répondu : « Je suis arabe, islamiste et africain, je suis né le 13 février 2006 », tout est dit.

Le Président du Consistoire a conjuré l’assistance et surtout les jeunes à l’unité. Il a insisté et répété : « Nous devons être : unis avec nos frères et sœurs, unis avec notre famille, unis avec nos amis, unis avec notre communauté ».

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Michaël Guenoun à qui nous devons l’organisation de cette matinée, s’est fait un devoir depuis 11 ans d’organiser un événement à la mémoire d’Ilan Halimi. Malgré son jeune âge sa maturité est exemplaire. Surmontant son trac, et face au micro, il a sollicité notre aide pour que chaque année nous ayons une pensée pour Ilan Halimi.

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Quant au Grand Rabbin de Marseille, Rav Ohana, faisant référence à Rachi de Troyes, son intervention se devait d’évoquer la signification de Tou Bichvat, du lien entre l’Homme, Adam et la terre Adama. Il a rappelé que dans la tradition juive, on voit souvent l’arbre comme une métaphore de l’être humain. Bien qu’en cette saison les arbres soient ternes et dénudés, les pluies et la sève ont déjà fait leur œuvre, le processus de développement a commencé. Les arbres vont croitre, s’épanouir et donner des fruits. Pour l’homme il en est de même, le jeune homme va grandir, ses aspirations s’élever vers le haut, chacun avec son potentiel personnel et comme de beaux fruits devenir un homme meilleur…

L’homme dépend de la nature tout autant que la nature dépend de l’homme.

Après les prières, la cérémonie s’est achevée en dévoilant la plaque à la mémoire d’Ilan Halimi, située au pied d’un bel olivier, un lieu gravé à jamais pour les jeunes de l’école Yavné.

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(Video via France 3 Provence-Alpes https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1306405062732308&id=158890377483788 )

« Voyage de la mémoire à Auschwitz « organisé par l’AFMA Marseille : Une leçon d’Histoire.

Mercredi 8 février plus de 160 élèves (issus de 4 écoles de Marseille (Lycee Perier, College Pierre-Puget, École Provence et Sainte-Marie Blancarde), et professeurs ainsi que des personnalités du monde Associatif de Marseille et sa Region ont comme chaque année pris part au « Voyage de la mémoire à Auschwitz » organisé par l’AFMA Marseille.(Association pour la Fondation Mémoire d’AUSCHWITZ)

L’emotion et les interrogations étaient au rendez-vous : la découverte des baraquements, les chambres à gaz et autres visions et images de l’horreur qu’ont pu subir les millions de Juifs, Tziganes et prisonniers politiques dans ce camp durant la seconde guerre mondiale ont suscité de multiples questionnements. 

« Comment en est-on arrivé là? »

« Comment n’ont -ils pas vu venir cette montée du nazisme avec les changements de politiques » etc. Autant de questions qui ont malheureusement toutes leurs places dans le monde actuel.

Marie-Helene Londner et Veronique Egea, qui représentaient le Crif Marseille-Provence, étaient à leurs cotés et ont ressenti cette émotion.


« Il faut donc nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d’autres voix que celle de la raison. » Primo Levi

Ilan Halimi « torturé et assassiné en France parce qu’il était juif à l’âge de 23 ans. » : Une plaque en sa mémoire sera devoilée Lundi 13 Fevrier à l’École Yavné à Marseille

Ilan Halimi 11 octobre 1982 – 13 février 2006

Le CRIF Marseille Provence, le groupe scolaire Yavné et le Consistoire Israélite de Marseille souhaitent votre présence pour inaugurer ensemble une plaque en sa mémoire.
Il est de notre devoir d’honorer la mémoire d’Ilan Halimi, 11 ans déjà …..

Journée de la mémoire des génocides et de la prévention crimes contre l’humanité au Lycée Adam de Craponne à Salon-de-Provence

Retour en images sur la commémoration de la journée de la mémoire des génocides et de la prévention crimes contre l’humanité au Lycée Adam de Craponne à Salon-de-Provence sur invitation de Monsieur Bernard Beignier, Recteur de l’Académie Provence Alpes Cote d’Azur, Monsieur Gilles Auteroche, Proviseur du lycée Adam de Craponne, en présence de Monsieur Nicolas Isnard Maire de Salon-de-Provence en partenariat avec le Crif Marseille-Provence.

Discours de Lionel Stora Vice-Président Crif Marseille-Provence

 

Journée Internationale de Commémoration en Mémoire des victimes de la de la Shoah au Camp des Milles

Discours de Madame Fabienne Bendayan-Chetrit Vice-Présidente du Crif Marseille-Provence du 27 janvier 2017 en présence de Véronique Egea et Joelle Bouanat-Cohen membres du Crif Marseille-Provence

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AGENDA : Conférence : CRÉER POUR RÉSISTER « LÉO MARCHUTZ, LA PÉDAGOGIE DU REGARD » au Camp des Milles

Conférence d’Angelika Gausmann, membre du Conseil scientifique de la Fondation du Camp des Milles – Mémoire et Éducation, sur le thème « Léo Marchutz, la pédagogie du regard », qui aura lieu Lundi 30 janvier 2017 à 18h30 au Site-mémorial du Camp des Milles.
Chercheuse dans le domaine de la sociologie de l’art, Angelika Gausmann a soutenu une thèse au sujet des artistes allemands internés au Camp des Milles entre 1939 et 1942, publiée en allemand en 1997. Actuellement enseignante à Padeborn (Allemagne).

 

Cette conférence a lieu dans le cadre de l’exposition en cours au Site-mémorial du Camp des Milles :

LÉO MARCHUTZ, PEINTRE ET LITHOGRAPHE (PÉRIODE DE 1918 À 1949)

 

Entrée gratuite sur réservation (vendredi 27 janvier au plus tard) : culture@campdesmilles.org

Exposition – Vernissage : Le 2 Fevrier à partir de 18h30 : « Yiddish Connection » au centre Darius Milhaud à Aix-En-Provence.

Le Centre Darius Milhaud propose une rencontre avec le photographe Neal Badache, photojournaliste franco-israélien, avec une plongée au coeur de Méa Shéarim, le quartier ultra-orthodoxe de Jérusalem, situé entre la rue bruyante et cosmopolite de Ben Yehuda et la vieille ville de Jérusalem-Est, Porte de Damas.

Engagé dans une démarche documentaire pour témoigner au plus près des hommes et de leurs histoires, il part à la rencontre des communautés méconnues. Il collabore régulièrement avec le monde des religions, la vie, sport et style.

Découverte de l’exposition, mix électro-yiddish en live par Elodie du Détroit, buffet gourmand.

 Du 2 Février au 2 Mars du lundi au jeudi de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 17h30. Entrée libre.