Bernard DEFLESSELLES, Député et Vice-Président du Conseil Régional PACA, invité du Crif Marseille-Provence

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Ce lundi 28 novembre, nous avons inauguré la nouvelle formule du déjeuner politique du CRIF Marseille-Provence avec le Député Bernard Deflesselles.

Devant des membres du Comité Directeur, d’élus et d’amis, Bruno Benjamin, Président du CRIF Marseille Provence, a souhaité que le débat se fasse sans tabou. Il a en préambule évoqué le cursus politique du Premier Vice-président du groupe « Les Républicains » mais aussi la situation des incendies en Israël et particulièrement ceux de la ville de Haïfa où 1800 habitations ont été touchées et 28 000 hectares dévastés. Il a soulevé le peu de cas fait par la presse française de ces incendies terroristes et des 37 arrestations déjà effectuées.

Rappelant son appartenance au groupe Amitiés France-Israël à l’Assemblée Nationale Bernard Deflesselles est revenu sur le vote français à l’UNESCO qu’il reprouve. Quant à la lutte contre le terrorisme, il a souligné qu’Israël prenait les mesures adéquates, et que nous devrions nous en inspirer.

Trois sujets actuels ont été abordés. Le premier est l’absolue nécessité pour nous français de mettre au cœur de nos discussions le débat sur la sécurité intérieure et l’action militaire, ainsi que les moyens nécessaires à mettre en œuvre, qu’ils soient financiers ou humains. Le Député a insisté sur l’importance de l’action internationale qui a fait reculer l’Etat Islamique et la nécessaire reprise des discussions avec la Russie. Le second point consiste à renforcer nos moyens de renseignements, enfin, d’adapter notre législation et notre système pénitentiaire déficitaire.

Caroline Pozmentier, Vice-présidente du Conseil régional et adjointe au Maire à la Sécurité Publique et Prévention de la délinquance a insisté sur la marge de manœuvre étroite des Maires en matière de sécurité, tout est encore trop centralisé. Il faut donner des moyens juridiques et financiers renforcés aux Maires pour leur permettre de répondre aux enjeux de sécurité actuels.(autorisation aux Polices Municipales d’accéder directement aux fichiers des véhicules volés; Pouvoir donné aux Maires de prendre des décisions de sanctions en partenariat avec le parquet etc.) .« Il faut faire évoluer la culture de sécurité des citoyens et des élus en lien avec les technologies et faire de nos villes des Safe-City. »

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Les questions ont fusé et Bernard Deflesselles s’est fait un devoir d’y répondre individuellement, celle concernant les primaires ne pouvait pas nous échapper. Les réformes économiques sont indispensables car la France est au bord de la faillite et sa dette s’étend au-delà du raisonnable. Les réponses, au plan social, aux zones de non-droits, aux difficultés des entreprises, notre seule vraie richesse, c’est l’emploi. Nous avons évoqué la possibilité du revenu universel, un palliatif aux aides sociales. Dans tous les cas, Il faudra du courage aux politiques pour redresser le pays, légiférer par ordonnances sera un vrai recours.

Concernant le FN, le député n’est pas très inquiet sur la probabilité de voir Marine Le Pen aux plus hautes fonctions de l’état mais il avoue en revanche être soucieux à propos des élections législatives, car forts de leur score prévisible aux présidentielles, leur mobilisation sera décuplée. La montée des populismes et des nationalismes s’étend dans toute l’Europe, c’est un vrai problème de fond à résoudre.

Les hommes politiques de gauche comme de droite se sont discrédités, il est impératif de redonner foi et confiance aux français. Il a rappelé ces mots de Jean-Pierre Raffarin en conclusion : « La route est droite mais la pente est raide »

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Jérusalem : sous les pavés, 3000 ans de présence juive par Gabriel Chakra

Les fouilles menées dans les sous-sols de la vieille-ville, contestées par les Palestiniens, suscitent une polémique. Mais l’archéologie confirme le récit centré sur l’histoire juive du lieu où David fonda son royaume.

Jérusalem est une ville profonde. Des couches d’histoire y sont empilées les unes sur les autres. L’impression d’ensemble est celle d’une trame urbaine serrée, où l’on a tiré parti de tout l’espace utilisable. Rien n’est neutre dans ce mille-feuille. La moindre parcelle de terrain recèle une mémoire. Dans les rues de la vieille ville, chaque pas est une incursion dans un passé lointain. Jadis petit canton au coeur de la Judée, d’où partaient les routes pour atteindre soit le Jourdain, soit la Méditerranée, c’est là où David établit son royaume et que s’est écrite l’histoire du peuple juif. Les événements heureux ou tragiques, qui s’y sont succédé depuis, ne sauraient effacer ou occulter ce fait.

(Photo Ambassade d’Israel)

« Au temps du Christ, écrit l’académicien français Daniel-Rops, il y avait dix siècles que Jérusalem était le centre sacré du Peuple de Dieu. Les textes saints notaient avec soin les agrandissements successifs qu’elle avait reçus. Comment l’illustre Salomon, fis de David, avait relié la cité de son père, par un terre-plein, au Moriah, ses palais et son temple; comment il avait protégé sa capitale par une enceinte , construite sur la colline occidentale., le « premier mur », celui dont la Porte d’Ephraïm et la Tour d’Angle marquaient la face septentrionale; comment surtout il avait entrepris, avec l’aide de son ami phénicien le roi Hyram de Tyr, en mobilisant une main-d’oeuvre de 153 600 hommes, la construction du temple, le plus grand, le plus beau, le plus fastueusement décoré qui jamais fût. »

C’est dans ce périmètre, ou plus exactement aux abords de l’Esplanade des mosquées (appelé mont du Temple par les juifs) que des travaux souterrains sont actuellement menés. Objectif de ce vaste chantier: dégager les fondations souterraines du Temple, opération engagée dès les années 1970, après la conquête de Jérusalem-est par l’armée israélienne, et dont le rythme s’est intensifié. Officiellement, il s’agit d’améliorer les connaissances historiques d’un site qui ne se résume pas au seul bornage chronologique. Il convient de se faire une idée de ce qu’était la ville, il y a plus de deux mille ans, et de reconstituer autant que faire se peut la vie dans cette cité dont la topographie est bien relativement bien connue. Depuis les destructions de Titus en 70 de notre ère, Jérusalem a subi des modifications qui ont changé sa physionomie.

​​​​​S’approprier un patrimoine

Il y a ici la volonté de permettre à chaque habitant de la ville sainte de s’approprier autant un passé qu’un patrimoine. Comme on pouvait s’y attendre, parce que le sujet sensible déchaîne vite les passions, les Palestiniens émettent des réserves : ils craignent d’être arrachés de leur racine. Mais les Israéliens, et à travers eux les juifs du monde entier, ne peuvent ignorer les pans entiers de leur histoire qui expliquent ce qu’ils sont, et il n’est sans doute pas inutile de les leur raconter pour mieux les leur rappeler. Tel est l’enjeu. Confronté par un ensemble d’éléments de toutes sortes, la cité davidique se livre donc à sa propre radioscopie en permettant aux archéologues de mieux l’interpréter. D’où le souci aussi, pour les promoteurs de ces vastes travaux, de s’appuyer sur l’archéologie pour promouvoir le tourisme.

De ce noyau originel où tout est parti, on peut dire qu’il s’agit aussi d’une forme de méditation sur l’urbanité dans la longue durée. La moisson est telle que des dizaines d’articles scientifiques ont été publiés sur l’exploration des sous-sols. Chacun s’attache à valoriser un lieu évocateur de la Jérusalem biblique, laquelle renvoie à la profondeur historique de la cité du Très-Haut : la tour fortifiée qui protégeait la source du Gihon, la localisation du bassin de Siloë ou encore la découverte de nombreux sceaux qui, selon les spécialistes, témoignent de l’ancienneté de la présence juive. La mise au jour de tunnels, en particulier celui du temps d’Hérode long de 700 mètres, et les fouilles supervisées par l’Autorité israélienne des antiquités, ont permis, ces dernières années, à des milliers de visiteurs, d’arpenter la « Cité de David », en débouchant dans le quartier juif de la Vieille Ville sans apercevoir les maisons palestiniennes.

(Photo Ze’ev Orenstein)

« La mise au jour des tunnels a permis d’exposer au monde entier le passé juif de ce lieu où, selon certains archéologues, s’élevait il y a trois mille ans le palais du roi David, » déclarait récemment au « Figaro » Zeev Orenstein, porte-parole du complexe touristique aménagé sur les hauteurs de Silwan, un quartier de Jérusalem-est qui concentre quelques très anciens vestiges.

Bref, c’est tout le passé juif qui surgit à travers les grandes heures de la Jérusalem antique. Un patrimoine qui n’est ni figé ni exclu de la vie quotidienne. Avec des moyens appropriés, on lui fait prendre le tournant de la modernité pour qu’il soit vécu autrement qu’un musée ou une ville parallèle. Malgré la polémique…

​​​​​​​​​​​ G. Chakra

 

Dejeuner-débat du Crif Marseille-Provence avec Madame Anita Mazor, Consul Général d’Israel à Marseille

Madame la Consule Générale d'Israel à Marseille - Anita MazorDans le cadre de nos déjeuners-débat, nous accueillons ce jour, le 5 Novembre 2015, Madame Anita Mazor Consul Général d’Israël à Marseille.

Une rencontre lors de laquelle Madame le Consul général s’est montrée heureuse et enjouée d’être nommée à Marseille où elle ne compte que des amis car elle y a déjà séjourné lors d’une précédente mission.

Dans son exposé liminaire, elle a décrit la situation tendue en Israël avec les « attentats au couteau » qui se multiplient et qui constituent une atteinte inadmissible à la population. Malgré cette menace, il est exclu que la réplique soit du même ordre car le peuple juif a d’autres ressources et elle a formé l’espoir qu’une fois encore Israël surmontera cette épreuve.

A la question relative à l’ennemi intérieur constitué par les députés arabes israéliens qui ont une démarche agressive envers l’Etat d’Israël, elle a répondu par un seul mot : DEMOCRATIE, dans la mesure, bien entendu, où la Loi est respectée.

L’interrogation au sujet de la politique des Etas-Unis et de l’accord signé par son Président Barack Obama avec les dirigeants Iraniens sur le nucléaire, Madame Anita Mazor a évoqué à la fois les nouvelles alliances et les Intérêts qui président aux décisions des gouvernements.

Le moment n’est-il pas venu, alors qu’on célèbre le 20éme anniversaire de l’assassinat d’Yitzhak Rabin, et que Benjamin Netanyahou est encore aux affaires, d’infléchir la politique actuelle pour accentuer les négociations?

Madame Anita Mazor observe que rien ne bouge, que Mahmoud ABBAS occupe le pouvoir et les appels de Benjamin Netanyahou dans son discours à l’ONU le 1er Octobre dernier pour de nouvelles négociations sont sans aucun effet.

« Que l’autorité palestinienne contienne ses extrémistes. »

L’admission de l’entité palestinienne au sein de l’ONU comme « Etat non membre » ajoute à la confusion car les conditions de forme du droit international pour que les Palestiniens aient un état ne sont pas remplies. De plus, entre le Hamas, le Fatah et le Hezbollah, avec qui signer la paix ?

Madame Anita MAZOR indique que pour sa part, elle tient dans le cadre de sa mission et avec son équipe, à présenter l’Etat d’Israël sous son meilleur jour en mettant en avant tous les atouts et toutes les capacités qui sont évidentes.

Les progrès réalisés en 65 ans d’existence sont énormes d’autant plus que l’état de guerre est permanent depuis la création de l’Etat d’Israël et elle souligne que la population est passée de 2 à 8 millions d’âmes.

Cette réunion se termine par l’espoir unanime de voir un jour les négociations aboutir à une paix véritable.

Dejeuner débat avec Madame la Consule Générale d'Israel à Marseille Anita Mazor

« L’histoire alerte le présent » : L’Appel national du Camp des Milles du 20 Septembre 2015

« Le monde est dangereux à vivre non pas à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire » Albert Einstein

Ainsi commence l’Appel national du Camp des Milles avec la LDH, LICRA, MRAP, SOS Racisme du 20 Septembre 2015.

Le Camp des Milles c’est tout d’abord un lieu de réflexion, un lieu où débute la compréhension et pour certains la découverte de notre passé afin de pouvoir comprendre notre présent.

Monsieur Alain Chouraqui, Président de la Fondation du Camp des Milles, lors de son intervention nous démontre que l’histoire se répète avec le racisme qui fait passer une société de raison à une société de passion où la passion identitaire prend le dessus. La réaction, la résistance sont toujours possibles mais elles doivent se faire tôt car plus elles sont faites tôt plus elles sont efficaces.

Appel National du Camp des Milles 20 sept 2015
Pascal Galinier du journal Le Monde, fait son introduction en citant l’édito du 16 Sept 2015 de la Tribune de Genève : « Les politiciens font semblant de ne pas voir que les migrants évitent la France »
Extrait : « …Le grotesque se cache dans l’attitude de la classe politique. La gauche fait semblant d’être généreuse alors qu’elle ne l’est pas. On baigne en pleine hypocrisie. Les droites françaises se disputent, elles, la palme de la petitesse. Non que les ténors des Républicains et du Front national n’aient le droit de prôner une politique d’asile restrictive, mais parce qu’ils moulinent la désinformation et la peur avec un aplomb déshonorant. … » Lire l’article en cliquant sur le lien suivant :
Edito de la Tribune de Genève du 16 Septembre 2015

Le danger est partout, la prise de conscience est générale.
Les discours et postures extrémistes se banalisent, les paroles antisémites et antiracistes sont décomplexées et on constate une augmentation des actes antisémites et depuis les attentats, causés par des terroristes, une augmentation des actes antimusulmans.
« Celui qui haït, peut haïr telle ou telle catégorie de personne.»
Actuellement, on peut constater une réelle prise de conscience des pouvoirs publics sur le manque d’éducation de la jeunesse sur ce sujet, et la société civile a un rôle important à jouer.
« Certains médias parlent d’un « nouvel antisémitisme » or il n’en est rien, c’est toujours le même antisémitisme, ses acteurs sont les mêmes. Aujourd’hui, il est plus à la « mode » de s’affirmer Raciste qu’antiraciste. Ici au Camp des Milles on connait le véritable danger » Alain Jacubowicz – Pdt de la LICRA

Pour Dominique Sopo, Pdt de SOS Racisme, il s’est enclenché un mécanisme de la haine ainsi que de paroles haineuses.
Cette expression de la haine finit par convaincre une partie importante de la population. Communautarisme et extrémisme sont des formes d’extrême droite.
Il faut arriver à faire dire : « A quoi pouvons- nous rêver ensemble pour nous projeter dans l’avenir ? »

Pour Madame Nathalie Bajos du « Défenseur des droits » il faut enclencher une mobilisation collective afin que toute personne s’engage autour du racisme.

1er Forum annuel au Camp des Milles « Démocratie, Mémoires et Vigilance » via France3 Provence-Alpes

Conférence -Débat « La France, Israël, les Juifs et la Paix »

L’association France – Israel section Marseille vous invitent à une conférence avec projection suivie d’un débat sur le thème : « La France, Israël, les Juifs et la Paix. »

Dimanche 17 Mai 2015 à 10h15

Au Tempo Cadenelle : 15 avenue de la Cadenelle 13008

Pour plus d’informations :

http://fim13.blogspot.fr/?m=1
 

CRIF Marseille – Provence : Déjeuner-Débat avec Monsieur le Préfet de Police

Dejeuner débat avec Monsieur le Préfét de Police des BDRMonsieur Jean-Paul Bonnetain, Préfet de Police des Bouches-du-Rhône, a été reçu par le CRIF Marseille-Provence pour un déjeuner-débat où présidents de communauté, élus juifs et responsables associatifs ont pu poser des questions aussi essentielles que:

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